« La plupart des gens s’engagent dans de fausses conjectures à cet égard, et s’imaginent alors que la mort est une simple absence, la non-existence, ou alors que le «baa’s » (résurrection) entraîne quelque chose de nouveau à la suite de cette absence, comme dans la première création... Avant tout, leur présomption que la mort est la non-existence est une erreur, de même que leur croyance que leur deuxième vie est semblable à la première. En ce qui concerne la présomption que la mort est la non-existence, elle est sans fondement. A vrai dire, la tombe est soit une des fosses des feux de l’Enfer, soit un jardin parmi les jardins du Paradis... La vision intérieure a guidé les maîtres de perception intellectuelle au fait que l’homme a été créé pour l’éternité et qu’il n’y a aucun moyen pour lui de devenir non existant... Evidemment, il y a des moments où son lien est coupé avec son cadavre, quand on dit qu’il "est mort"; ou des moments où son lien peut revenir, et où l’on dit «il est revenu à la vie». Quant à leur croyance que la résurrection est quelque chose de semblable à la première existence, ils sont dans l’erreur, car la résurrection se réfère à une autre sorte de création sans aucune relation avec la première... A vrai dire, les êtres humains subissent un certain nombre de retours à la vie, pas seulement deux ».
La vie d'un homme, selon la religion musulmane, est séparée en 4 grandes parties distinctes :
La vie à l'intérieure du ventre de la mère, La vie sur Terre, La Tombe, et La Vie Dernière, qui peut soit être le Paradis ou l'Enfer.
Après la mise sous terre du corps du défunt, l'idée générale est que le mort repose en paix, dans sa tombe (1). Pourtant selon l'islam, il n'en est rien. La tradition musulmane enseigne que le mort reste pleinement conscient de son état de « mort » et de son environnement jusqu'à sa mise sous terre. Erzurumî rapporte à ce propos un hadith du prophète (PBSL), ou ce dernier dit : « Le décédé connaît ceux qui ont lavé son corps, ceux qui ont enseveli le cadavre, ceux qui ont accompli pour lui le service funéraire, qui ont participé à son cortège funèbre, qui ont descendu son cadavre dans la tombe et qui l’ont appelé sur sa tombe ! ».