
L'Islam a décrété que la recherche du savoir est un devoir qui incombe à tout Musulman et à toute Musulmane. Aux premiers temps de l'Islam, les hommes n'hésitaient pas à interroger sur des questions d'ordre juridique Aïcha(ra), la femme du Prophète
, dont l'autorité en la matière était reconnue par les plus grands Savants de l'Islam.
Aujourd'hui encore dans un grand nombre d'Universités musulmanes, les femmes jouent un rôle essentiel, aussi bien dans l'enseignement des sciences techniques que des sciences religieuses.
Présenter donc la femme comme un être dépersonnalisé et privé de ses droits les plus élémentaires constituent une grave erreur qui ne résiste pas à un examen sérieux.
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Quelle meilleure preuve de bonté envers les filles y a-t-il, que de les instruire et de les éduquer ?
Aboû Bourda rapporte d’après son père que le Prophète (que Dieu lui accorrde la grâce et la paix) a dit :
«Tout homme qui, ayant une fille esclave, l'instruit et lui donne une bonne instruction, l’éduque et lui donne une bonne éducation, puis l’affranchit et l’épouse, aura une double récompense.. »
(Boukhari)
S’il est demandé au Musulman de donner à une fille esclave la meilleure instruction et la meilleure éducation, c’est à plus forte raison son devoir envers sa propre fille libre. De bonnes valeurs morales et des connaissances utiles constituent la meilleure provision. Mais, si les valeurs morales restent inchangées, les connaissances utiles varient d’une époque à l’autre, tant par leur nature que par leur quantité.
Ibn Jourayj demanda à ‘Atâ’ :
« Penses-tu que ce soit du devoir de l’imam d’agir ainsi et de faire des leçons aux femmes ?» Certainement, répondit celui-ci, et que ne le font-ils pas »
(Boukhari & Muslim)
Lorsque le Prophète (que Dieu lui accorde la grâce et la paix) vit qu’il ne s’était pas fait entendre des femmes (il y avait beaucoup de monde, et les rangs des femmes étaient derrière ceux des hommes), il alla près d’elles pour leur faire un sermon, conformément à leur droit à l’instruction et à l’éducation.
Que Dieu fasse miséricorde à Atâ’, qui a insisté sur le devoir d’instruire les femmes et de leur adresser des sermons, et reproché aux imams de son temps de ne pas s’acquitter de ce devoir.
En plus de ces textes, le droit de la femme à l’instruction et à l’éducation pour lui permettre de s’acquitter au mieux de ses responsabilités est confirmé par la règle juridique selon laquelle
«Tout ce qui est indispensable à l’accomplissement du devoir, est par là même obligatoire » ; or, les responsabilités de la femme relèvent toutes du domaine de l’obligatoire (wâjib ou du recommandé (mandoûb). 
[hr]
1.Al-Boukhârî, Livre de la science, chapitre « L’imam fait un sermon aux femmes et le’ instruit », vol. 1, p. 203. Mouslim, Livre de la prière des deux fêtes, vol. 3, p. 18.
2.A1-Boukhârî, Livre des deux fêtes, chapitre « Le sermon de l’imam aux femmes le jour de l’Aïd », vol. 3, p. 119. Mouslim, Livre de la prière des deux fêtes, vol. 3, p. 18.
Source: islamoncoeur.free.fr/
islamuslim.fr